Un pare-vapeur qui fait peur !

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Un entrepreneur de la région des Cantons de l’Est obtient un contrat pour la finition du vide sous-toit d’une unité de condominium. L’unité en question est située à l’intérieur d’un immeuble de quatre condominiums sur un même niveau.

Durant l’hiver suivant les travaux, l’entrepreneur reçoit un appel de sa cliente lui mentionnant que des cernes sont apparus au plafond du rez-de-chaussée. En arrivant dans les combles du toit situé au-dessus des cernes, il est à même de constater qu’une épaisse
couche de givre s’est formée sous le support de couverture.

Premier réflexe: manque de ventilation à l’intérieur du comble dû à la présence d’un plafond mansardé. Pourtant, la présence d’un ventilateur de toit de type Maximum et des soffites bien dégagés devraient suffire à la ventilation de cet espace.

À la suite de quelques recherches, trois problématiques sont ressorties :

En premier lieu, le conduit du ventilateur de salle de bain du rez-de-chaussée a été écrasé et endommagé lors des travaux, ce qui permet des fuites d’air

humide vers le vide sous toit. D’autres parts, la présence de luminaires encastrés sans boîtiers provoque des pertesde chaleur dans le vide sous-toit. Mais la source principale d’humidité et de chaleur provient du premier plancher et est dû à la présence d’ouverture dans le pare-vapeur et de joints non-chevauchés. En effet, l’article 9.27.4.3 du CNB 2005 (modifié) exige que :

– Toutes les surfaces de murs, plafonds et de planchers isolés doivent être protégées pas un pare-vapeur;
– Le pare-vapeur doit être posé suffisamment près du côté chaud de
l’isolant pour empêcher la formation de condensation…

De plus, si le pare-vapeur sert de système pare-air comme dans la plupart des
cas, selon l’article 9.25.3.3 2), les joints doivent:

– Être étanchéisé; ou
– Se chevaucher sur au moins 100mm et être bien agrafés entre des éléments d’ossature, des fourrures ou des cales et des panneaux rigides.

La solution pour remédier à la situation n’est pas compliquée, mais peut-être
exigeante :

1. Examen minutieux du système pare-air/pare-vapeur pour bien identifier les ouvertures et l’état des joints;
2. Scellement et réparation des zones problématique;
3. Correction de l’isolation dû au déplacement de celui-ci. Une attention particulière aux petits détails aurait pu faire épargner temps et argent.

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